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publié par calie le 29 avril 2016

Le label « Patrimoine Mondial de l’UNESCO » est-il un enjeu pour les destinations touristiques ?

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Il existe un label prestigieux que beaucoup de villes et de sites rêvent d’obtenir dans le monde du tourisme : le label du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Véritable « Graal » aussi difficile à obtenir que bénéfique à celui qui parvient à le décrocher et qui représente pour les visiteurs, une "preuve" de l'importance historique et/ou naturelle du site visité.

Des démarches longues et contraignantes

Postuler pour le label c’est bien, mais pour l’obtenir c’est une autre affaire. Les élus locaux ont conscience du parcours du combattant à effectuer pour pouvoir y accéder mais ils sont prêts à faire tous les efforts nécessaires pour que leurs sites figurent sur la prestigieuse liste, même si cela doit prendre des années.

Les communes qui souhaitent candidater doivent commencer par un acte de candidature (avec l’élaboration d’un premier dossier), ensuite il faut figurer sur la liste indicative des biens français (le dossier doit être au préalable validé par les ministères), il faut préparer un dossier de candidature (en mettant en avant le caractère exceptionnel du site et répondre aux critères culturel et naturel déterminés par l’UNESCO), par la suite des experts seront mandatés pour se rendre sur le site afin de vérifier sa conformité (cette démarche va durer 1 an) et enfin il faudra réussir l’examen de passage (le Comité du Patrimoine mondial se réunit 1 fois/an).  Des étapes qui peuvent sembler « simples » mais qui demeurent très complexes et fastidieuses dans leur réalisation (ex : la constitution du dossier peut prendre à lui seul 3 ans).

A cela se rajoute la concurrence entre les postulants car les candidatures sont nombreuses en France. La Champagne et la Bourgogne se sont lancées en 2006 (et ont obtenu le label seulement l’année dernière soit une attente de 9 ans !), Nice avec sa promenade des Anglais ou encore Cannes avec sa baie se sont lancées récemment dans la course. D’autres villes comme Toulouse, Nîmes et Montpellier ont saisi l’opportunité que cela représentait et espèrent obtenir le sésame très rapidement. Mais elles savent que cette démarche va être compliquée puisqu’il y a déjà beaucoup de sites en France qui ont réussi à décrocher le précieux label, de plus, l’UNESCO a décidé de se concentrer sur des sites situés dans l’hémisphère sud pour un meilleur partage des aides.

Pourquoi un tel engouement ?

Les postulants sont nombreux et les places disponibles se font rares tant les enjeux sont importants. En effet, décrocher le sésame c’est s’assurer d’une augmentation de 50% de la fréquentation touristique (chiffres de l’UNESCO), de dynamiser l’attraction du territoire, de faire briller une destination en France et à l’étranger et c’est également un puissant levier économique. Mais au fil du temps, avec l’explosion des demandes pour le label, les critères  à valider se sont complexifiés et les démarches ne se sont plus seulement limitées à un seul monument mais à l’ensemble d’un territoire. Pour nous, en tant que visiteurs, ce label est une preuve de l’importance et de la beauté d’un site en particulier, de la sécurité qui y règne, l’aura de prestige dégagé par celui-ci, une sensibilisation à la préservation du lieu … Un vrai gage de qualité pour les voyageurs !

Le label de l’UNESCO n’est pas le seul catalyseur dans l’attractivité d’une destination, celle-ci doit également mettre en œuvre tous les moyens nécessaires dans sa démarche de dynamisme touristique afin de faire connaître les trésors de son territoire.

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